Les petits gestes discrets

L’étymologie. Les préfixes, les suffixes... Des déductions. Des pensées erronées. Cette suite a provoqué beaucoup de préjugés sur le féminisme. Ainsi, plusieurs pensent, à tort, que le féminisme met les femmes sur un piédestal, alors que ce mouvement n’a que pour but d’encourager l'égalité. Certain.e.s diront que le mot « égalitarisme » est plus approprié. En cherchant la définition de ces deux mots trompeurs sur Wikipédia, j’ai réalisé que, bien qu’ils soient presque synonymes, l’égalitarisme concerne moins de sphères de vies que le féminisme. C’est pourquoi je préfère le terme « féminisme ». 

  

De mon point de vue, pour pouvoir déclarer que l’égalité homme-femme est acquise, il faut observer (au moins)les deux côtés de la médaille : le législatif et le social.

 

Au Québec, notre Charte des droits et libertés de la personne stipule clairement que ce droit est au fondement de notre système actuel. Une bataille gagnée : le sexisme est interdit. 

 

Au deuxième front se trouve un ennemi beaucoup plus discret, presque méconnaissable. Il retourne nos coups contre nous, il se cache dans l’ombre, il ne reconnaît pas ses fautes. Pis encore, il ne se rend même pas compte des dommages qu’il nous fait, se pensant parfois du côté des féministes. Il s’agit tout simplement… du commun des mortels.

 

Cet adversaire se trouve partout autour de nous, et vous ne vous en êtes possiblement jamais rendu compte. Il prend la forme de ceux qui n’aident pas à la maison parce qu’ils n’ont jamais appris à le faire ou parce que « ce n’est pas à un homme de faire ça ». Ou celle, plus discrète, de l’adulte pris en modèle qui trouve ridicule qu’un homme se fasse « conduire partout par sa blonde ». Ou encore celle de la série télévisée qui ne met en scène que des figures féminines stéréotypées. 

Camille Guillemette, élève de 5e secondaire