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  • Aude Longtin

D’où vient cette haine?

Cette haine qui divise et déchire,

Celle qui tue par centaines,

Celle qui ne hâte de s’affaiblir


Nous sommes tous humains


Une simple question de chance

Ou peut être simplement de dominance

Un vrai jeu de loterie

Pour naître le favori


Nous sommes tous humains


Joie, colère, tristesse

La peur nous contrôle, toi et moi

Un réflexe, réponse à la détresse?

Peur de quoi?


Nous sommes tous humains


Tous les humains sont différents

Mais n’est-ce pas ce qui nous unis,

Ce qui nous rapproche d’autrui?

Si nous étions tous pareils, le monde serait si ennuyant


Nous sommes tous humains


Chacun aussi magnifique que le prochain

Par ses yeux, ses cheveux, ses mains…

Mais ce qui a le plus de valeur

Est la bonté de notre cœur


Nous sommes tous humains



  • Aude Longtin

« C’est injuste !» Une phrase que l’on entend souvent et surtout lors des dernières années. À cette phrase, souvent perçue comme étant négative, on répond habituellement « arrêtez de vous plaindre ». Par contre, les injustices et les inégalités devraient définitivement être dénoncées, et on peut heureusement s’apercevoir qu’elles le sont désormais de plus en plus. De la vague de dénonciation et du mouvement #MeToo aux manifestations contestant la violence policière auprès des communautés noires, la société est de plus en plus prête à réclamer justice et égalité. Une question peut alors surgir : l'égalité existe-t-elle vraiment ? Sommes-nous à jamais plongés dans l’inégalité ? Pensons-y ! Le système de justice est visiblement corrompu et peut généralement être inefficace, les policiers tuent parfois motivés par la couleur de peau d’une personne, les gouvernements sont subjectifs dans l’égalité et le dernier président américain ne tenait pas à unir sa nation. Alors dans un monde souvent assoiffé de pouvoir et de supériorité, y a-t-il de l’espoir ? La société retourne-t-elle dans le passé au lieu d’avancer vers le futur?


Nos voisins du sud ont été témoins de progrès importants dans les années 1950 et 1960, aussi connus sous le nom de Civil rights movements. Les droits des communautés noires, à cette époque pratiquement inexistants surtout dans les États au sud, furent exigés, revendiqués et réclamés. Le pouvoir du public, de la communauté et des manifestations importantes ont forcé les États-Unis à revoir et à changer leur façon de faire. Mais si seulement cela avait été assez. La bataille continue aujourd’hui. Il en est de même pour les nombreuses manifestations autour du globe contre le racisme systémique implanté dans notre société. Le mouvement Black Lives Matter ou BLM a ouvert les yeux d’un nombre incroyable de personnes sur ces injustices. On peut donc considérer que l’année 2020 est une continuité de ce qui avait été entamé à l’époque.


Il est facile de se perdre dans tout le côté négatif, désespérant, exaspérant et désastreux des inégalités, mais y a-t-il du positif ? Je crois que oui… En réalisant que les injustices sont ici, là, partout… et qu’elles sont toujours présentes, on peut prendre conscience de notre chance individuelle et collective et nous pouvons nous dédier à aider notre prochain, à le soulever, car aider quelqu’un à se relever ne veut pas dire non plus rabaisser quelqu’un d’autre. Nous pouvons alors réclamer des changements pour les causes qui nous tiennent à cœur qu’il soit question d’environnement, de discrimination, de respect… Il faut se rappeler que nous ne sommes pas tous seuls, même si des enjeux comme celui-ci peuvent nous faire sentir impuissants et délaissés. Le vrai pouvoir et la force d’un groupe est le fait de travailler ensemble. Voilà comment nous pouvons rendre notre société un peu plus à la hauteur… un peu plus égalitaire… non pas pour « nous plaindre…», mais parce que nous le méritons !



  • Camille Guillemette

L’étymologie. Les préfixes, les suffixes... Des déductions. Des pensées erronées. Cette suite a provoqué beaucoup de préjugés sur le féminisme. Ainsi, plusieurs pensent, à tort, que le féminisme met les femmes sur un piédestal, alors que ce mouvement n’a que pour but d’encourager l'égalité. Certain.e.s diront que le mot « égalitarisme » est plus approprié. En cherchant la définition de ces deux mots trompeurs sur Wikipédia, j’ai réalisé que, bien qu’ils soient presque synonymes, l’égalitarisme concerne moins de sphères de vies que le féminisme. C’est pourquoi je préfère le terme « féminisme ».

De mon point de vue, pour pouvoir déclarer que l’égalité homme-femme est acquise, il faut observer (au moins)les deux côtés de la médaille : le législatif et le social.

Au Québec, notre Charte des droits et libertés de la personne stipule clairement que ce droit est au fondement de notre système actuel. Une bataille gagnée : le sexisme est interdit.

Au deuxième front se trouve un ennemi beaucoup plus discret, presque méconnaissable. Il retourne nos coups contre nous, il se cache dans l’ombre, il ne reconnaît pas ses fautes. Pis encore, il ne se rend même pas compte des dommages qu’il nous fait, se pensant parfois du côté des féministes. Il s’agit tout simplement… du commun des mortels.

Cet adversaire se trouve partout autour de nous, et vous ne vous en êtes possiblement jamais rendu compte. Il prend la forme de ceux qui n’aident pas à la maison parce qu’ils n’ont jamais appris à le faire ou parce que « ce n’est pas à un homme de faire ça ». Ou celle, plus discrète, de l’adulte pris en modèle qui trouve ridicule qu’un homme se fasse « conduire partout par sa blonde ». Ou encore celle de la série télévisée qui ne met en scène que des figures féminines stéréotypées.


Les petits gestes discrets de tous les jours ont plus d’impact qu’un seul marquant : il est presque impossible de les identifier. Il est difficile d'agir. L’acteur ne se sent pas en faute. Et c’est l’accumulation de ces actes qui va encourager, plus tard, quelqu’un d’autre à engager un homme peu compétent au lieu d’une femme excellente. Et c’est aussi l’accumulation de ces actes qui va probablement encourager une jeune fille à choisir une profession anciennement réservée aux femmes plutôt qu’une à prédominance masculine ou, au contraire, à un jeune garçon à devenir pompier au lieu de coiffeur. Mais c’est aussi l’accumulation d’actes qui nous permettra de changer la situation.

Ensemble, nous pouvons élever nos voix et dénoncer ces commentaires et ces gestes. Ensemble, nous pouvons démontrer que tous les petits gestes comptent. Ensemble, nous pouvons dire que même les détails, comme l’étymologie du féminisme, importent. Ensemble, nous pouvons tout faire. Ensemble, nous le pouvons!



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