Dessine-moi un mouton... autodiscipliné [Cours de français]

*Dans le cadre de leur dernier examen d’étape, les élèves de 5e secondaire devaient prendre position sur « le siècle de l’asservissement »… Puisque cette réalité a une influence de plus en plus marquée sur notre bien-être, nous vous en partageons quelques-uns. *

 

Tous se souviennent du moment où le fameux Petit Prince blond isolé sur une planète naine dit : « Dessine-moi un mouton. » Pourtant, il n’était jamais satisfait des dessins puisqu’il désirait une bête unique. Aujourd’hui, la société est l’opposé de cette morale puisque chaque individu est asservi sous divers aspects, dont l'hyperconsommation. Alors, plusieurs se demandent s’il est possible de résister au mouvement d’hyperconsommation. Personnellement, je crois qu’il s’agirait d’une tâche ardue, voire impossible, si l’on considère les plans neurologique et technologique que cela implique.

 

Tout d’abord, d’un point de vue neurologique, les géantes compagnies dominant le marketing et la publicité se font un plaisir malsain de tromper votre petit cerveau avec leurs manigances par le biais de ses émotions. En effet, dans une société d’abondance comme la nôtre ont fait surface de nouveaux types de marketing, dont le neuromarketing, qui ont comme objectif de contrôler le côté sentimental de votre boîte crânienne, telle une marionnette. Ainsi, votre rationnel vous abandonne pour laisser place à l’émotivité. Vos besoins primaires de la pyramide de Maslow sont mis de côté par les désirs de plaire, de confort et de réussite sociale. Et le pire dans cette tromperie, c’est que ces compagnies donnent le goût à votre encéphale de recommencer, donc s’installe paisiblement un sentiment de dépendance. Le débarras est difficile. Dans sa recherche sur l’économie du désir, Patrick Pharo conclut que « pour s’émanciper d’une addiction, [...] il faut encore pouvoir modifier l’ordre de ses désirs et son cadre de vie ». Que tu es naïf, petit cerveau!

 

Ensuite, pour ce qui est de la technologie, le développement de l’Internet ainsi que des sites et médias sociaux a définitivement ouvert à notre petit ami cérébral un monde où l’accessibilité matérielle s’effectue en un seul clic gauche. Il suffit de visiter les fameuses pages web d’Amazon et d’eBay ou encore d’explorer les immenses possibilités du crédit. Malheureusement, avec accessibilité et simplicité riment bon marché et publicité. Les entreprises tiennent dorénavant la ficelle de votre intellect qui offre le contrôle absolu de celui-ci, l’influence médiatique. En plus de vous suggérer un accès facile à une panoplie de produits, elles prennent votre cerveau par la main et lui présentent diverses publicités numériques ou encore le mettent en contact avec des influenceurs d’articles tout en notant vos réactions pour vous offrir des produits à votre image. Que tu es influençable, petit cerveau!

 

Bref, l’impossibilité de résister à l’hyperconsommation se justifie sur les angles neurologique et technologique auxquels l’homme du 21e siècle fait face. Cette période d’asservissement est bien enracinée dans le quotidien de notre société de consommation, mais ce n'est pas en suivant le troupeau que cela va s’arranger. Alors, sortez de cette boîte et faites de vous un mouton digne du Petit Prince!

 

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