Le grain du renouveau poussera-t-il ?

11/20/2019

 

Charnier syrien — terrain de luttes internationales —, montée du conservatisme dans plusieurs sociétés occidentales — qui défend généralement la mise en place de politiques restrictives en matière d’immigration —, bain de sang au Yémen ; l’anarchie semble triompher sur le plan international. Alors, le chaos social de notre époque va-t-il remplacer les valeurs humaines ? Il est de mon avis que l’influence des valeurs sociales commence à s’essouffler en raison d’un manque d’altruisme.

 

D’abord, certains estiment que la bienveillance anime encore les relations interpersonnelles. Ils soutiennent qu’il s’agit de pessimisme d’affirmer le contraire. Il est vrai que la bonté humaine répand son doux parfum dans la société actuelle. Toutefois, nier le fait que l’égocentrisme et l’intolérance envers autrui exercent maintenant une emprise tentaculaire sur les rapports sociaux est un aveuglement volontaire. En effet, la xénophobie, dénuée de toute considération pour l’autre, impose son joug intolérable sur l’Occident. Par exemple, à cause du renforcement de la surveillance frontalière en Libye, financée en grande partie par des pays européens, des milliers de migrants désireux de fouler le sol européen sont détenus dans des conditions inhumaines sur le territoire libyen. De plus, l’individualisme, découlant de cette déplorable perte d’altruisme, est un fléau qui menace la cohésion sociale. En ce sens, l’ultraconservatisme, qui a été renforcé aux États-Unis par l’élection du président républicain Donald Trump, qui s’oppose farouchement à plusieurs programmes sociaux, aggrave, par le fait même, les inégalités sociales et attise la discorde. En outre, l’irrépressible soif de pouvoir des hommes rompt cruellement le lien de fraternité qui unit les individus d’un même État. Alors, l’autoritarisme ou le totalitarisme se fraye un chemin au sommet de la pyramide sociale en tirant profit de la situation d’instabilité économique ou politique, en usant de la crédulité du public et en bâillonnant la presse. D’ailleurs, le consumérisme, résultat du comportement narcissique de l’homme, jette au rebut l’amour du prochain et ternit la dignité humaine. Effectivement, l’insatiable cupidité des multinationales, nourrie par la surconsommation des sociétés occidentales, compromet l’intégrité des droits de l’homme dans les pays en voie de développement, et ce, en privant les populations locales de leurs terres et de leurs ressources naturelles, en bafouant les droits des travailleurs et en abusant des lois environnementales peu sévères en vigueur. Finalement, je crois que les valeurs humaines s’effritent en raison d’un égoïsme croissant. 

 

Pour conclure, j’estime que les valeurs qui ont modelé l’humanité sont en péril parce que leur ascendant s’estompe au profit d’un égocentrisme généralisé. Ces mots — quoique maladroitement écrits —, l’objectif louable de l’enseignant — qui souhaite amener ses élèves à développer leur esprit critique —, les discours enflammés des diplomates ou des activistes qui perçoivent avec acuité le glissement pernicieux des valeurs sociales — que l’on qualifie d’alarmistes —, ces valeureux efforts seront-ils suffisants ? Auront-ils une portée qui transcende les instincts primitifs de l’homme ? L’homme n’a pas compris que, un jour, les coquelicots de la vie ne fleuriront plus sur le terreau meurtri de la planète.

 

Béatrice Genest

* Texte écrit en examen d’écriture en classe de français de 5e secondaire

 

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