L’herbe est aussi jaune chez le voisin...

Se comparer à d’autres est un automatisme chez les humains, et ce, encore plus chez les adolescents qui sont en pleine quête identitaire. En effet, les jeunes adultes se comparent quant à leur apparence, leurs résultats scolaires, leurs performances sportives et les relations interpersonnelles qu'ils entretiennent… Résultat : ils en viennent à se sous-estimer, à envier la vie de leur entourage, à trouver l’herbe plus verte chez le voisin... Et pourtant, est-ce vraiment le cas ? Et si on regardait un peu plus loin que le bout de notre nez ? Et si on pensait aux plus démunis d’entre nous ? Aux réfugiés ? Aux enfants victimes de la guerre ?

 

Il suffit de se comparer aux moins chanceux, à ceux dont on entend rarement parler positivement, à ceux qui ont l’espoir d’une vie meilleure, mais qui sont confrontés tous les jours aux préjugés… Je parle ici des réfugiés, ces gens qui, selon certains, ne voudraient pas s’assimiler, enfreindraient les réglementations du processus d’immigration, coûteraient cher à l’État sans y contribuer… 

 

Mais, ont-ils vraiment le choix ?

 

Il est facile de juger sans avoir vécu de telles situations… de juger avant même d’avoir essayé de se mettre à leur place… 

 

Alors, laissez-moi vous dépeindre leur réelle situation. 

 

Se sauver de guerres ou de catastrophes naturelles pour se retrouver dans un camp surpeuplé est la réalité de la majorité d’entre eux. Certains ne possèdent que ce qu’ils peuvent porter, n’ont pas accès à de la nourriture, à de l’eau potable. D’autres n’ont pas accès à un médecin. Pas très pratique pour les diabétiques ou les asthmatiques ! Les plus malchanceux dans tout cela ? Ce sont ces petits innocents qu'on aimerait protéger à tout prix : les enfants réfugiés. 

Dans certains pays, les enfants réfugiés sont emprisonnés pendant trente jours lors de leur arrivée. Trente jours passés enfermés au lieu de les sécuriser et de les soigner. Trente jours sans soutien ni amour. Trente jours qui ajoutent à leurs cauchemars. Et quand ils finissent par être libérés, ils ne sont toujours pas « sortis du bois » … Comment pourront-ils se trouver du travail, se construire une vie alors que la moitié des enfants réfugiés sont déscolarisés ? Pour les enfants réfugiés, la vie ne sera probablement jamais aussi facile que la nôtre. Même les chanceux qui s’installent dans une situation plus stable, certains seront toujours hantés par leur passé.


D’autres sont plus chanceux. Parfois, cette chance se traduit par l’endroit d'où l'on vient ou l’époque dans laquelle on naît. Ou par ce qui nous arrive alors qu'on n’aurait pu l'éviter, même par tous les moyens possibles. On ne sait jamais quand notre vie va changer, quand elle va s’assombrir. Et si nous prenions le temps d’apprécier ce qu‘on a au lieu de toujours chercher à en avoir plus ? Et si nous réalisions la chance que nous avons, qu’elle soit grande ou petite ? Et si l’herbe était aussi jaune chez le voisin ?

 

Camille Guillemette

4e secondaire

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